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I am a rock

Dans la catégorie «il y a un autre derrière la façade»...


(Quel mot laid que «façade».)

Les mots que vous écouterez :

A winter's day
In a deep and dark December;
I am alone,
Gazing from my window to the streets below
On a freshly fallen silent shroud of snow.
I am a rock,
I am an island.

I've built walls,
A fortress deep and mighty,
That none may penetrate.
I have no need of friendship; friendship causes pain.
It's laughter and it's loving I disdain.
I am a rock,
I am an island.

Don't talk of love,
But I've heard the words before;
It's sleeping in my memory.
I won't disturb the slumber of feelings that have died.
If I never loved I never would have cried.
I am a rock,
I am an island.

I have my books
And my poetry to protect me;
I am shielded in my armor,
Hiding in my room, safe within my womb.
I touch no one and no one touches me.
I am a rock,
I am an island.

And a rock feels no pain;
And an island never cries.

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Fait noir


Je propose qu'on pousse l'île pour que Montréal dérive plus loin d'un pôle et plus près de l'équateur. Nous conserverions la clarté en soirée, comme en été, tout en évitant l'hiver et ses couchers de soleil à seize heures.


Je nous placerais de façon à ce que les Bahamas soient au nord et Cuba, juste au sud. En fait, je prendrais volontiers l'une ou l'autre île comme voisine en échange de Laval.

Quoique là-bas, le risque d'ouragan serait plus élevé... Tant pis. Je vais rester dans ma maison et faire semblant qu'on est perpétuellement en fin d'après-midi au mois de septembre.

Vous viendrez me porter de la nourriture.

(En attendant, je fabriquerai un îlot dans ma cuisine à partir d'une carcasse de divan.)

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Quelques outils pour écrire

Mon travail consistant notamment à répondre à de nombreux courriels, tout comme le vôtre, peut-être, je me suis entouré d'une série d'outils très utiles. Je vais vous en présenter quelques-uns.

En fait, ces outils ne m'entourent pas vraiment, comme ils l'auraient nécessairement fait il n'y a pas si longtemps, éparpillés sur des étagères. Ils font plutôt partie d'une liste de favoris.

Tout d'abord, celui que je préfère : la Banque de dépannage linguistique de l'Office québécois de la langue française. Il s'agit de réponses à des questions fréquentes concernant la langue, que ce soit en lien avec la ponctuation, la conjugaison, la syntaxe, la prononciation... Par exemple, supposons qu'on se demande si le g de joug doit être prononcé ou non. En cherchant joug, on obtient quelques résultats, dont un article portant sur ce mot précis. Selon l'OQLF, le g de joug est muet.

J'ai récemment découvert le Dictionnaire des cooccurences, de Jacques Beauchesne. Il suffit d'effectuer une rechercher et le dictionnaire nous suggère des adjectifs et des verbes en lien avec le mot recherché. En essayant joug, on découvre qu'on peut fléchir sous un joug pesant, mais qu'il est également possible de s'affranchir de ce joug révoltant. Gare à celui qui nous imposait son joug cruel!

La conjugaison, la ponctuation et l'utilisation d'un synonyme adéquat représentent parfois un défi. À l'occasion, un doute s'installe, et mieux vaut vérifier. En bref :


Il fut une époque où tous ces outils auraient occupé une place importante sur une tablette. Bien sûr, feuilleter un dictionnaire ou un précis de grammaire peut encore être une activité très intéressante. Je ne crois pas que les liens qui précèdent remplacent complètement leurs pendants écrits, mais dans la plupart des cas, le résultat sera connu plus rapidement. C'est parfois ce qui compte.

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Joyeux 23 novembre 2009

Voici ce qui s'est produit en ce lundi, 23 novembre 2009, dans l'Empire Raton.

  • Je vous annonce l'ouverture de la période d'inscription pour le Pool Nécroludique 2010. Vous trouverez tous les détails sur le site du pool. Je souhaite naturellement vous y voir participer en grand nombre.

  • La Mission Métro-bar Montréal amorce aujourd'hui une progressive transformation de sa présentation visuelle, à commencer par le logo. Suivront de jolis menus. Mais le reste restera. Probablement.

  • J'ai été atteint d'un moment de délire...
Une autre belle journée.

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J'aime Montréal

Il y a un bon nombre d'années, j'ai décidé d'aimer cette ville. Montréal bouge mieux que toutes les villes que j'ai visitées, bien que j'en aie visitées pas tant que ça, en Amérique et en Europe.


Voici quelques témoignages qui me plaisent.

Malajube : Superbe vidéo.

Bran Van 3000 : Seulement le son.

Xavier Caféïne : L'image est un peu décalée du son, mais c'est plaisant quand même.

Charles-Antoine Blais Métivier : Un court métrage mettant en vedette les ruelles de l'est de Montréal.

Elliot likes this : Je n'ai aucune idée d'où ça vient, mais c'est beau. Même le smoked meat, typiquement montréalais, est à l'honneur.

O'Neil devost : C'est parfaitement ridicule, mais on aime.

J'aime la ville.

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Albany (NE09 - 2/8)

Mon ami Ben et moi avons décidé de faire un voyage en voiture pendant trois jours afin d'aller explorer la Nouvelle-Angleterre. J'en ferai le récit en huit épisodes, dont voici le deuxième. (1)

L'objectif initial de notre parcours est d'aller voir Hartford, ville des Whalers. Pour nous y rendre, nous devons franchir de nombreuses étapes. Le Connecticut n'est pas à deux pas de Montréal.

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C'est toujours la première journée de notre périple. Nous sommes au milieu de l'après-midi, quelque part entre Plattsburgh et Albany, dans l'État de New York.

J'avais envie d'une visite au New York State Museum, pour aller y voir un mastodonte. J'ai d'ailleurs appris en faisant mes recherches qu'un mastodonte était un gros animal semblable à un mammouth, mais un peu plus petit. J'avais toujours cru que ça voulait simplement dire quelque chose de très gros.

Par contre, force nous est de constater que nous n'aurons pas le temps d'aller observer le musée si on veut arriver à Hartford avant la nuit. Et c'est bien notre intention d'y parvenir.

Le Capitole de l'État de New York.

Nous nous rendons cependant devant le capitole de l'État de New York, situé juste en face de l'Empire State Plaza, dont l'immensité nous contraint à un silence contemplatif. Curieusement, on n'y trouve que des enfants.

Empire State Plaza, beaucoup plus immense qu'on le voit sur la photo.

D'un côté, sur la photo, vous verrez deux énormes édifices identiques. Il y en a quatre pareils, au total. Un seul n'était sûrement pas assez. Il s'agit des Agency Buildings. Du côté gauche de la photo du haut se trouve ce qu'on voit sur la photo du bas, The Egg. Il s'agit d'un curieux édifice abritant deux salles de spectacle.

The Egg.

Pour nous, Albany n'est toujours qu'une escale vers la merveilleuse cité de Hartford et la suite de notre périple. Avant de quitter la ville, nous nous permettons un détour à la brasserie C.H. Evans. Le guide que je nous ai assemblé indique qu'elle se trouve «behind the Albany Pump Station». Lorsqu'on trouve la Station en question, nous sommes dans un stationnement, sur le bord de la rivière, sous une bretelle d'autoroute. Nous devons donc être derrière, mais il faudra une certaine exploration et l'incursion dans un restaurant (la seule porte de ce côté de l'édifice, semble-t-il) pour trouver le pub, qui n'est pas vraiment annoncé.

Comme toutes les petites brasseries devraient le faire, C.H. Evans nous propose une série de verres de dégustation de toutes ses huit bières, à un prix tout à fait décent. Je vous laisse consulter leur description sur leur site, et j'ajouterai qu'à la lueur de cette activité, il est clair que nous avons maintenant trouvé un endroit où il fait bon prendre un verre à Albany.

À noter : une dame locale pense que nous sommes suédois. Ben est blond et nous avons un quelconque accent, mais c'est une idée qui nous surprend un peu.

Satisfaits de cette expérience, il est temps de nous diriger vers l'est sur la 90 si nous souhaitons atteindre Hartford avant la tombée de la nuit lors de la première journée de notre périple. C'est ce qui arrivera, après un détour dans le trafic intense de Springfield, MA.

Ce dimanche soir, nous frapperons la capitale du Connecticut de plein fouet. Cette histoire sera la troisième étape de mon récit.

Toutes les photos sont de Ben.

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Confusion : choisissez les mots

Ça me contrarie - m'attriste - me fâche - me désole de voir une personne heureuse pour une raison artificielle - illusoire - fictive - fausse.


Je ne fais pas référence à celui qui est satisfait de l'atteinte d'un objectif que je désapprouve. Non, dans ce cas, nous serions simplement en désaccord.

Il s'agit plutôt de celui qui vit un moment de bonheur - de félicité - de joie - de satisfaction devant une situation qu'il croit réelle, mais qui a été fabriquée - simulée - feinte - truquée par quelqu'un d'autre.

Et j'en veux à ceux qui connaissent la vérité, aussi malheureuse - déplaisante - décevante - pitoyable soit-elle, et la gardent pour eux.

Les choses ne sont pas mieux qu'elles sont. Cessons ces bobards.

De toute évidence, je suis plutôt amer - perturbé - déréglé - endommagé.

(Cet accablant malaise n'est pas nouveau. Voici ce qui l'a fait ressortir aujourd'hui.)