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Devant chez moi...

Il s'appelle Gérald.
Je fais autre chose et subitement, je me sens observé. Un piéton regarde peut-être mes activités à travers ma fenêtre super propre. En levant les yeux, je constate que le piéton est un pigeon. Il marche et pédale difficilement sur la glace qui se trouve sur le trottoir devant chez moi.

Je retourne à mes occupations.


Soudain, il se présente de nouveau, juste devant ma fenêtre. Je lui lance des graines de citrouille crues, par poignées, et il ne les aime pas.


J'entends japper. Ce ne sont pas les chiennes folles de mon voisin fou, mais un autre chien, noir, qui souhaite manger ce pigeon. Ou du moins, c'est l'intention qu'il manifeste.


Bataille de chien et de pigeon devant moi. Le volatile s'envole, le chien est ramené à l'ordre par sa maîtresse.


Il fait dix-huit sous zéro, et je suis heureux d'être de ce côté-ci de la fenêtre.


C'est ainsi que se passe une journée crissement froide au coin de St-Hubert et Laurier.

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Il barbarouffe

Un lamantin et une sirène. Le dugong n'était pas disponible pour la photo.
Oui, il émet un barbarouffement.

On parle ici du dugong, dont j'ai appris l'existence en même temps que j'ai appris l'existence du nom de son cri. Il est cousin du lamantin, avec qui il partage peut-être l'origine du mythe de la sirène. Ces deux herbivores marins font partie de l'ordre des Sirenia.

Les glandes mammaires de la femelle du lamantin, qui se gonflent lorsqu'elle est en période d'allaitement, seraient situées assez proche de celles d'une femme, soit sur les côtés du thorax, alors que celles de la plupart des autres mammifères se situent plutôt sur l'abdomen. Cette caractéristique, de même que le chant mélodieux du lamantin, pourrait avoir un lien avec le fantasme de la sirène.

Toutefois, c'est la queue du dugong qui se rapproche de celle de la mythique créature, puisque celle du lamantin prend le plus souvent une forme ovoïde, un peu comme celle d'un castor.

Ceci dit, la véritable question que vous et Paul Arcand aurez détectée dans toute cette histoire : comment la sirène se reproduit-elle? Ce n'est pas une question nouvelle, loin de là, mais aucune solution avancée jusqu'à présent ne m'a convaincu. 


Personne n'a jamais vu de sirène enceinte — que je sache. Serait-elle ovovivipare, comme l'ornithorynque? Ça voudrait donc dire qu'elle pondrait des œufs.

La femelle de celui-ci ne possède pas de mamelons et allaite les petits sortis de l'œuf par suintement du lait à travers des pores de sa peau. Or, la sirène semble manifestement posséder des seins — ou devrait-on dire des mamelles? Elle pourrait donc allaiter comme un mammifère après l'éclosion.


Jusqu'ici, ça se tient, c'est sensé. N'est-ce pas?


Mais comment copulent le dugong, le lamantin? Le mâle de la sirène (le triton) est-il équipé adéquatement pour procéder de la sorte? Et sinon, comment procèdent-ils? La sirène pond-elle une multitude d'œufs qui seront ensuite fécondés par le mâle?


Tout ceci est bien douteux. À votre avis?

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Cher Martineau...


Ceci est un méchant moulin gauchiste qui crache du feu.

[Reprise d'un extrait du dernier élan d'argumentation creuse et de mauvaise foi de Richard Martineau, puis le commentaire que j'ai laissé à sa suite, sur son blogue. Mon commentaire a été publié là-bas, et je retranscris ici, mot pour mot.]

«En connaissez-vous, madame Locas, des agresseurs qui se sont pendus dans le garage de leurs parents car ils souffraient dans leur corps et dans leur âme d’être des monstres ?»


Oui, j'en connais un. Très précisément dans le garage de ses parents.


S'il faut absolument vous l'expliquer, monsieur Martineau, je vais le faire : ce que votre correspondante vous dit, c'est que ce n'est pas toujours en punissant l'agresseur qu'on corrigera le problème. Elle parle d'aller chercher le véritable problème sous-jacent afin de le régler une fois pour toute. L'agresseur n'est pas une victime, ce n'est que vous qui affirmez — bien fallacieusement — que quelqu'un, quelque part, pense une telle chose.


Évidemment que la victime est une victime. Madame Locas ne l'a assurément pas nié. Vous vous indignez qu'elle ne parle pas de la victime. C'est parce qu'elle est en train de répondre à vos propos démagogiques et non pas en train d'écrire une thèse de maîtrise. Il faut choisir les informations qu'on communique lorsqu'on correspond avec les gens.


Voyez, je ne parle pas de Marjorie. En déduisez-vous que je pense que c'est bien fait pour elle? Ce serait complètement ridicule.


[Vous aurez remarqué, chers amis, que mon commentaire manque un peu de la formulation élégante que je tente d'adopter en général. Après l'avoir écrit, j'y ai repensé et je me suis dit que ça ne valait à peu près pas la peine d'argumenter, alors je l'ai envoyé sans le relire, puis je l'ai copié ici. Une discussion reposant sur des arguments doit d'abord posséder un fondement pour tenir debout. Or, dans le cas présent, ce cher Martineau s'obstine avec lui-même, comme d'habitude, en s'inventant des antagonistes qui n'existent pas vraiment.


Quant à vous, monsieur M, vous devez comprendre que l'exagération systématique ne mène pas à la polémique, mais au ridicule et à l'isolement, où vous vous dirigerez irrémédiablement en continuant de courir après des scandales aussi pertinents que la menace imaginée des moulins d'un fou — heureusement fictif — d'une autre époque.]

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Venez jouer...

Femme zombie au bar. Maquillage de Remy Couture.
Tiens, je remarque que je n'ai pas encore annoncé la période d'inscription au Pool Nécroludique sur ce blogue. Alors avis à tous mes lecteurs qui ne seraient pas déjà des amateurs de pool de la mort : vous êtes invités à jouer avec nous.

Voici ce dont vous aurez besoin :


Au plaisir de vous compter parmi nous. Vous avez jusqu'au 31 décembre soumettre votre inscription.

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Devant chez moi...

Je hais cette chose.
«Chienne folle» me semble avoir une toute autre consonance que «chien fou». C'est bien sûr une question tout à fait subjective et influencée par je ne sais quel stimulus culturel. Toujours est-il que j'en viens à cette conclusion en constatant que l'un des chiens fous de mon voisin fou est une chienne. Et ceci, je le découvre en l'entendant l'appeler Léa. C'est le nom d'une des filles d'une personne chère à moi que je fréquente. Petit malaise.

Une dame passe en courant, accompagnée d'un minuscule chihuahua qui bondit au bout d'une laisse. Arrivé droit sous mes yeux, le chien se place sur le chemin de la dame, qui lui pile dessus. S'ensuit une gigue effrénée entre le chien, qui s'énerve — avec raison — et sautille dans tous les sens en piaillant, et sa maîtresse, qui... qui agit à peu près de la même façon. Au bout de quelques secondes, l'un et l'autre se calment, ils échangent un regard que le chien ne comprend évidemment pas, puis ils reprennent leur route.


Léa se fait gronder : «Là, on arrête de courir après les chats!» L'erratique trio — le voisin fou, son chien fou et sa chienne folle — poursuit son chemin. Avant qu'ils soient trop loin, j'entends un bout de la suite du partage de sagesse entre deux de ces trois personnages : «Parce que les chats sont des amis...» 
J'ai le voisin le plus involontairement divertissant.

C'est ainsi qu'évolue la gent canine au coin de St-Hubert et Laurier.


P.S. Ce n'est pas devant chez moi, mais bien à l'intérieur de son appartement qu'aujourd'hui, le voisin avec qui je partage le portique de l'édifice où j'habite a laissé ses chiens fous chier partout chez lui. Voici que l'odeur s'est répandue sans subtilité jusque chez moi, tranquillement. Je déteste ces chiens, mais sérieusement, je ne leur souhaite pas de patauger dans leur merde. Ce voisin s'approche du pire voisin que j'aie connu.

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Devant chez moi...

Du blanc au sol... Mais ce n'est pas de la neige, alors c'est acceptable.
J'entends l'orage se préparer, mais je ne le regarde pas; je fais dos à la fenêtre, avachi sur le divan. Le tonnerre grommelle et les éclairs présentent un spectacle de lumière sur les murs du salon. C'est à ce moment jusque là paisible que je me vois attaqué par une pluie de grêlons de la taille d'autant de bleuets. Branle-bas de combat le temps de réaliser ce qui est en train de m'arriver. Puis je referme la fenêtre. Tu parles...

C'est ainsi qu'on apprécie la météo au coin de Saint-Hubert et Laurier (il y a un mois).

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Anti-vente de garage

Mais où est passé mon agilité quand vient le temps de modifier une image...
Qui a remarqué l'arrivée d'un nouvel aspect à l'Empire Raton, dans le menu situé à la droite de l'écran?

Je n'y vends rien, puisqu'il ne s'agit pas d'une vente de garage, mais bien d'une anti-vente. Je ne répéterai pas l'explication que vous trouverez en cliquant sur le lien dans le menu (ou ici, si vous y tenez, c'est la même chose).

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Le raton, le brocoli et moi

Du brocoli, c'est bon.
Voici venu un moment difficile pour moi. Depuis maintenant plus de douze ans, l'identité d'un raton laveur me suit en ligne. Je ne m'en plains évidemment pas, et j'utilise cette identité abondamment. Le nom de ce blogue n'est d'ailleurs pas un accident, le raton faisant partie de la famille des procyonidés.

On mange n'importe quoi, on vit principalement la nuit, on a du noir autour des yeux — des cernes dans mon cas — et on est très imprévisible quant à nos contacts avec les gens. Cet animal et moi avons des choses en commun.


Mais une différence importante vient d'être découverte, et elle me fait beaucoup de peine. Le magazine Vice s'est livré à une étude intéressante dont il est ressorti que les ratons laveurs n'aiment pas les brocolis.


Mes rêves de manger des brocolis entouré de ratons dans la forêt vient d'en prendre un sacré coup...

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Un établi dans un 3½

Pour la postérité, je partage ici ma dernière idée loufoque concernant mon logis : je me suis fabriqué un établi. Voici cette aventure en photos.

Ce qui n'était qu'un vulgaire placard à balai sera l'endroit idéal pour établir mon établi. En fait, soyons sérieux : quelques heures avant la prise de cette photo, ce placard était rempli jusqu'à la hauteur des coudes d'objets divers que j'ai dû redéployer.

Va me falloir des tablettes. Un établi sans tablettes, c'est inacceptable. Je constate par le fait même que bizarrement, c'est à cet endroit que le plafond est le plus haut chez moi.

Visite éclair chez Rona pour me faire tailler du bois aux dimensions croches requises, et le tour est joué. J'ai maintenant de l'espace de rangement, ce qui me faisait cruellement défaut.

Cet amas de planches a déjà été une table chancelante que j'ai fabriquée il y a quelques années. Elle n'a pas survécu à deux déménagements successifs, alors me voici en train de la rendre à l'état de multiples bouts de bois. Je devrai me servir de ces éléments pour construire mon établi.

Le meuble est solide et la vieille chaise se trouve enfin une vocation. Ça va me prendre une lampe suspendue, cependant.

Le produit fini, incluant la boîte à objets à réparer sous la table — la raison d'être de tout ce bricolage —, ma tasse brisée, bien en évidence pour que je la répare, mon assistante sur le coin de la table, le chapeau réglementaire, puis une pelle qui restera décorative le plus longtemps possible, idéalement.

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Fin de la liste de partage

Ça craint.


Google a transformé l'application Reader, son agrégateur de fils de nouvelles, et la fonction de partage a été sabordée, ce qui a entraîné la disparition de la section «J'ai maraudé pour vous», qui se trouvait en tête de ma liste de liens, dans la barre latérale. C'est très dommage, mais dans un sens, le geste est compréhensible, l'entreprise désirant regrouper son volet social sous Google+, lancé cet été.

Donc... Il sera possible de partager via Google+ à partir de Reader. Ce n'est pas idéal, de mon point de vue. Je laisserai les archives de cette défunte section à droite. Et je tenterai de trouver une solution rapidement. Vous pouvez me rejoindre sur Google+ en attendant.

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Liens pour Simon 010

Salut Simon... Pour la dixième occasion où je te refile quelques liens ici même, je vais aborder trois sujet qui ne t'intéressent pas d'ordinaire tout en tentant de t'intriguer quand même. On parle trafic aérien, police fédérale et mystère dans le monde du hockey.

Plane Finder


Cette étonnante application en ligne permet de suivre à la trace les avions qui occupent les cieux, en temps réel. En cliquant sur un des avions qui se déplacent sur la carte du monde, on obtient toutes sortes d'informations : son origine et sa destination, la compagnie aérienne, le type d'appareil, son altitude, sa vitesse, et bien sûr une image des couleurs de l'avion.


À quoi ça sert? Je serais bien en peine de répondre à cette question. Mais c'est un jouet assez curieux.


Questionnaire de la GRC


Je viens de retrouver ça... C'est le questionnaire que doivent compléter les postulants au poste de policier à la Gendarmerie royale du Canda. L'interminable questionnaire de trente-trois pages, devrais-je dire. On y retrouve de belles questions difficiles telles que : «Quelle est la pire chose que vous ayez jamais faite après avoir bu de l'alcool?», «Avez-vous déjà été impliqué dans la recherche, la fabrication ou l'utilisation d'une bombe ou d'un engin explosif - soit seul ou avec d'autres?», «Avez-vous déjà donné de la drogue ou une substance intoxicante à une personne, à son insu, avant de vous livrer à un acte sexuel?», «Avez-vous déjà utilisé un ordinateur pour afficher, télécharger, envoyer ou enregistrer de la pornographie juvénile ou y accéder?», ou «Existe-t-il des organisations, des personnes ou une foi auxquelles vous pourriez être davantage loyal qu'au Canada?»...


Where is the puck?

Un article de ESPN sur un mystère qui plane depuis que les Blackhawks de Chicago ont gagné la coupe Stanley en 2010 : où est allée la rondelle ayant servi au but gagnant? Le journaliste s'est lancé à sa recherche à partir d'images captées par les innombrables photographes, cameramans et autres amateurs munis d'un mobile, mais en vain. Un avis de recherche est toujours en vigueur, avec une récompense promise de 50 000 $, et le FBI a également participé à l'enquête.


J'espère que l'un ou l'autre de ces liens t'aura le moindrement intéressé. Bonne journée!

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Devant chez moi...

Sur Saint-Hubert, près de Laurier.
Du premier avril au premier décembre, il est permis de stationner en tout temps devant chez moi, sans parcomètre, et on y trouve toujours de la place! Mes invités n'éprouvent donc aucune difficulté à stationner. Mais... j'ai menti. Il n'est pas permis de stationner en tout temps du premier avril au premier décembre. Le jeudi, de 12h30 à 13h30, c'est interdit. Le propriétaire d'une Toyota Previa arborant une plaque de la Beautiful British Columbia qui avait stationné devant ma fenêtre vient de l'apprendre à ses dépends. Je tiens à préciser que l'agente de stationnement du SPVM a accompli son travail avec discrétion et efficacité. Elle ne savait pas que je l'observais.

Une petite tomate est apparue hier sur le parterre en copeaux de bois.


Quelques mots sur la jeune femme rousse qui habite un peu plus loin, quelque part sur la même rue. Un moment, il y avait deux jeunes femmes rousses qui habitaient par là-bas : l'une resplendissante, souriante, détendue et franchement belle, et l'autre, l'air bête, le visage fermé, le pas rigide, pas trop jolie. Eh bien, pour les avoir vues toutes deux passer à cinq minutes d'intervalle, je réalise maintenant qu'elles sont la même personne, et que l'attitude fait vraiment toute la différence.


C'est ainsi qu'on savoure l'arrivée et la fin d'un été indien au coin de St-Hubert et Laurier.

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Cher Michel Villeneuve


Félicitations pour cette édifiante manifestation de manque de classe à votre émission de mardi soir au sujet de la femme qui s'assoit dans la première rangée derrière le marbre du stade des Brewers de Milwaukee. Vous vous êtes notamment amusé à supposer qu'elle était employée par l'équipe pour distraire les lanceurs adverses, employant un champ lexical digne d'un vieux lubrique, mentionnant «qu'elle est passée à Silicone Valley» et qu'elle balayait les cheveux derrière ses épaules pour afficher «ses deux plus belles qualités».

Ni vous, ni vous collaborateurs n'avez pensé à faire la moindre recherche au lieu de gaspiller votre temps en onde à dire des sottises, dirait-on. La fille en question s'appelle Amy Williams. Elle possède un billet de saison unique en première rangée et se trouve à être une solide partisane des Brewers. Et oui, elle est une  belle femme, elle semble le savoir et elle publie souvent des photos d'elle sur Twitter. Mais peut-elle aussi aller voir son équipe préférée jouer au baseball?


Et peut-on vous entendre parler de sport sans prendre chaque occasion pour passer des commentaires grossiers sur l'apparence de chaque femme sur laquelle vous posez les yeux? En quoi diable est-ce pertinent? Et même si vous en parlez, pourquoi le faire en employant un langage aussi lourdaud?


Justement, pourquoi faut-il si souvent que les journalistes sportifs adoptent une attitude de mononcles attardés? Paul Arcand posait dernièrement la question à Pierre Rinfret, qui a semblé s'en offusquer. Bon, Arcand n'a sûrement pas employé le mot «attardé», mais à vous entendre un peu plus tôt, Ron Fournier, Mario Trembay et toi, qui riiez comme des sangliers sur une carcasse de gazelle, le terme me semble juste.


Soyons clairs : il ne s'agit pas d'un incident isolé, mais bien d'une tendance qu'on peut déplorer chez de nombreux de vos collègues — pas tous, bien sûr — de la section des sports. Et vous, monsieur Villeneuve, vous n'avez même pas l'excuse d'être un bon animateur au-delà de ces écarts.


Sur vingt-quatre heures, sept animateurs se partagent l'antenne du 98,5 FM durant la semaine. Un fossé sépare celui qui comble la période de 18h30 à 20h30 de ses collègue en terme d'éloquence, de vocabulaire et de pertinence du propos. C'était un crime de couper trente minutes à Paul Houde pour cette démonstration d'amateurisme et d'insignifiance.


Là-dessus, je vous souhaite tout de même une bonne fin de soirée.


Alexandre

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Top 9

AK46 célébrant un but. Ou juste tombé sur le dos. On le préfère debout.
Je me permets une rare incursion dans le merveilleux monde du hockey pour vous entretenir au sujet de mes réflexions quant aux trios du Canadien de Montréal.

Plusieurs de nos nombreux journalistes et commentateurs sportifs ont avancé que l'équipe s'est à ce point améliorée qu'elle possède maintenant un top neuf d'attaquants, ce qui signifie qu'il serait maintenant possible d'avoir trois bon trios au lieu de s'en contenter de deux et de reléguer le troisième à un rôle secondaire — ou tertiaire, si vous préférez. Quant au quatrième trio, j'y reviendrai plus loin.


Gardons en tête qu'on souhaite visiblement voir Scott Gomez et Brian Gionta continuer de jouer ensemble, ce qui simplifie la tâche quant à la composition d'un de ces trois trios. Toutefois, je ne suis pas convaincu que Max Pacioretty soit l'ailier adéquat pour compléter ce théorique duo étoile. Sa vitesse et sa combativité peuvent venir en aide à n'importe quelle combinaison et sa place n'est pas encore établie avec clarté au sein de ce trio. Si Andrei Kostitsyn pouvait remplir son rôle, celui d'être un buteur efficace et d'aller se placer de façon à utiliser son grand format pour embêter le gardien adverse, il pourrait s'avérer judicieux de l'adjoindre aux deux anciens Devils, qui ensemble, pourraient permettre au Biélorusse de saisir et de profiter de nombreux retours.


L'autre premier trio du Canadien sera celui de Tomas Plekanec. Ce sera le trio rapide, celui où Pacioretty aurait sa place et donnerait un bon coup de main au joueur de centre. À leur droite, j'imagine Erik Cole ou Lars Eller. Je choisirais le premier, qui a toujours été profondément désagréable pour le Canadien à l'époque où il enfilait l'uniforme des Hurricanes de la Caroline. Bonne chose de l'avoir désormais de notre côté. Accompagné de deux joueurs rapides et combatifs, Plekanec pourrait avantageusement donner libre cours à autre chose, comme au talent de fabricant de jeux qui fait en sorte qu'on l'aime tant depuis huit ans.


Revenons un instant au quatrième trio avant d'aborder le troisième. Si l'énigmatique Blair Betts s'avère être celui auquel on s'attend, il sera assurément le pivot de cette unité. Travis Moen y trouvera sa place et Ryan White y sera également dans son élément, en jouant à l'aile droite plutôt qu'au centre. Nous aurions alors un véritable quatrième trio à vocation défensive et combative, sans outrageux remplissage à la Georges Laraque ou Darren Langdon.


Il nous manque toujours un trio. Lars Eller en fera partie. Il ne manquerait que David Desharnais et Mathieu Darche pour le compléter. Ce serait le trio des jeunes, bien que Darche soit un faux jeune. Le trio des récents arrivants en provenance de la Ligue Américaine, si on veut. Ça nous permet d'avoir trois bon joueurs disponibles en cas de blessure d'un des six premiers, et surtout, on peut expérimenter en y insérant un joueur des Bulldogs de Hamilton si l'occasion se présente. Ces trois joueurs ne feraient pas partie d'un top six, mais ils ont démontré qu'ils ont leur place sur un troisième trio offensif.


Ma vision de la situation n'inclut aucun nouveau venu, comme Andreas Engqvist, Aaron Palushaj ou Brock Trotter, et c'est une excellente nouvelle. En effet, la présence de joueurs de talent dans l'organisation du Canadien nous donne ce qu'on appelle de la profondeur, c'est-à-dire la possibilité de combler le poste des inévitables éventuels blessés sans s'encombrer d'un jambon inutile.


Peut-être poursuivrai-je ma réflexion en abordant le sujet des défenseurs un autre jour. D'ailleurs, Yannick Weber ne devrait jamais être employé à l'attaque. Ce n'est pas sa place et nous ne manquons visiblement pas de bons joueurs. Pourquoi doit-on toujours gaspiller un Suisse en le forçant à changer de position? Mark Streit, nous t'aimons toujours...

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Couvrir un couvreur d'asphalte

Couvreur couvrant un toit. (photo : FCA)
En fin d'après-midi, rue Pontiac, juste au nord de l'avenue du Mont-Royal, un couvreur est à l'œuvre, en train d'asphalter la toiture d'une maison. Afin de permettre la circulation des voitures sur cette rue étroite qui s'étend de Mont-Royal à Gilford entre Berri et Resther, les camions du couvreur occupent les trottoirs, de part et d'autre de la rue. Ils n'ont visiblement pas le choix, alors je marche sur la chaussée sans trop m'en préoccuper.

C'est alors que de la boîte d'un pickup portant le logo de l'entreprise descend un homme assez corpulent qui s'avance vers moi. ¤


«Pourquoi tu marches dans la rue? me lance-t-il.

–Parce que vos camions bloquent le trottoir, lui réponds-je, sans la moindre trace de reproche.
–Ben là! On n'a pas le choix, faut bien laisser les autos passer! réplique-t-il, subitement sur la défensive.
–Je sais. C'est pourquoi je marche dans la rue.
–Si tu le sais, viens pas te plaindre qu'on bloque les trottoirs!
–... Je ne me suis pas plaint, j'ai simplement répondu à la question : si je marche dans la rue, c'est parce que vos camions bloquent le trottoir.
–Je viens de te le dire, qu'on n'a pas le choix!»

Une pause, le temps de décider si je l'envoie promener ou si je continue à essayer de lui expliquer que je n'en ai rien à foutre qu'ils bloquent le trottoir. Juste pour m'amuser un peu, je continue.


«J'ai compris que vous n'avez pas le choix. C'est pour ça que je marche dans la rue. Y a pas de problème!

–Ben alors pourquoi tu te plains?
–Quand est-ce que je me suis plaint?
–Tu me niaises-tu? Je t'ai demandé pourquoi tu marchais dans la rue, pis tu t'es plaint qu'on bloquait le trottoir!
–J'ai juste dit... Hum. Tu devais bien te douter de la raison pour laquelle je marchais dans la rue, non?
–Évidemment, c'est parce qu'on n'a pas le choix de bloquer le trottoir pour laisser passer les autos...
–Alors pourquoi tu me poses la question si tu le savais?
–... Tu veux vraiment rien comprendre, hein... La rue est pas assez large pour qu'on stationne les camions côte à côte.»

Une longue pause. Lui, l'air d'expliquer à un enfant attardé pourquoi il ne faut pas essayer de manger sa fourchette après avoir fini son gâteau, et moi, l'air de quelqu'un qui se demande tout à coup s'il ne vient pas d'être téléporté dans une création de Samuel Beckett. Finalement...


«Ok... Vous n'avez pas le choix de bloquer le trottoir parce que la rue n'est pas assez large, alors je marche dans la rue. Il n'y a aucun problème avec ça, et ça ne me dérange pas du tout. Est-ce qu'on peut s'entendre là-dessus?

–Bon, enfin! qu'il me dit, comme si je venais de redécouvrir la roue. Salut, là!»

Je respire un bon coup et je poursuis mon chemin, décidé à oublier cet énergumène. Je n'ai pas fait trois pas quand il élimine toute possibilité qu'il sorte un jour de ma mémoire en se disant à mi-voix : «C'était pas compliqué, m'semble...»


Note : C'est une histoire vraie. Tout ce qui suit le symbole ¤ s'est toutefois déroulé dans mon imagination dans les secondes qui suivirent cette rencontre. Désolé...

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Devant chez moi...

Écureuil mangeant une sauterelle (photo : Ina Runyan).
Je sursaute un peu en l'apercevant. C'est que je l'aperçois au dernier moment, alors qu'elle se trouve en plein vol dans ma direction... avant d'être arrêtée par mon providentiel grillage-moustiquaire*. Je me penche un peu en avant pour constater qu'il s'agit effectivement d'une grande sauterelle qui vient de se poser droit devant moi, à la hauteur des yeux. J'aurai le loisir de l'observer un long moment avant qu'elle prenne la fuite, avec en arrière-plan des dizaines de mouches s'éclatant autour d'un caca laissé juste devant ma fenêtre par un des chiens fous de mon voisin fou.

J'ai enfin lavé ma fenêtre, après trois mois de fermeture sur le monde. Au moment où je la réinstalle et recule d'un pas pour vérifier la qualité de mon travail, trois jeunes et jolies Haïtiennes — je crois — déambulent avec lenteur sur le trottoir ensoleillé, de ma gauche vers ma droite. Ça ne laisse aucun doute : cette fenêtre est bien propre.


Je sursaute brutalement en le voyant bondir devant moi. Ce n'est pas une sauterelle, cette fois, mais un écureuil qui veut être mon ami. Il me regarde. Je le regarde. Il tourne sur lui-même, fait mine de farfouiller parmi les copeaux de bois du parterre. Il semble esquisser une petite danse. J'ouvre le moustiquaire et je lui jette une poignée de graines de tournesol. Il s'empresse d'en manger quelques-unes, puis s'enfuit à toute vitesse. Un moment, je me demande s'il part chercher ses amis pour récupérer ce qu'il a laissé sur place... Je referme le moustiquaire, au cas où...


Je ne veux pas de rongeur dans mon lit.


C'est ainsi qu'on découvre l'utilité des diverses partie de la fenêtre d'un demi sous-sol au coin de St-Hubert et Laurier.


* Le mot «moustiquaire» est féminin, bien qu'au Québec, on l'emploie presque exclusivement au masculin. L'Office québécois de la langue française, dans l'une de ces décisions un peu douteuses dont elle a le secret, suggère l'utilisation de «grillage-moustiquaire». Ce terme a l'avantage de nous sembler un peu plus naturel, puisque ça demeure au masculin. Je l'ai donc employé une fois, à un endroit où ça me semblait approprié. Par la suite, j'ai pris la décision d'aller à l'encontre de la suggestion de l'OQLF et d'utiliser «moustiquaire» au masculin — bien que ce soit théoriquement une faute — puisque ça me semblait moins distrayant pour mes compatriotes.

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Liens pour Simon 009

Nipper le chien.
Bon anniversaire encore, Simon. En cadeau, je t'offre quelques petits liens, comme dans le temps. Cette fois, je te parle de Montréal! Et de musées.

Musée des ondes Émile Berliner


Connais-tu Émile Berliner? Il est l'inventeur du gramophone avec le disque placé à l'horizontale, idée qui, on en conviendra, a fait un sacré bout de chemin depuis 1887. Immigré allemand, Berliner s'est finalement établi à Montréal en 1900 à la suite d'une série de problèmes légaux concernant la commercialisation de son invention aux États-Unis. Dès son arrivée en ville, la Berliner Gram-O-Phone Company offrait, en anglais comme en français, des disques ornés du fameux logo représentant le chien Nipper écoutant un gramophone. D'acquisitions en fusions, la compagnie d'Émile Berliner s'est retrouvée intégrée à RCA Victor en 1929, année de la mort de cet illustre Montréalais d'adoption. Les locaux de l'entreprise, sur la rue Lenoir à St-Henri, hébergent aujourd'hui le Musée des ondes, où l'on est à même d'observer l'évolution de la technologie de l'audio, de la radio et éventuellement, de la télévision.


Économusée de la lutherie


Visiter l'atelier d'un luthier artisanal, j'imagine que ça pourrait te tenter. Jules Saint-Michel est le doyen des luthiers québécois, selon son site web. Accompagné de Claude et de Lili Saint-Michel, vraisemblablement ses descendants, il ouvre ses portes de son atelier où l'on peut en apprendre sur la fabrication de violons, altos, violoncelles et contrebasses. Les guitares de Robert Godin t'intéresseraient probablement davantage, et ce serait également mon cas, mais il y a quelque chose de fascinant à la stature d'une contrebasse et à la délicatesse d'un violon. En outre, Godin n'a pas de musée.


iMusée


C'est le musée de l'informatique, situé tout près de chez toi. Il regroupe des artéfacts tels que de vieux ordinateurs, claviers, consoles de jeux vidéos, etc. Le musée est partenaire du Pavillon d'éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve, et tout ça semble à la bonne franquette, mais pouvoir observer de proche certains gadgets old school qu'on n'a pas vus depuis plus de vingt ans ou qu'on n'a jamais vus, ça doit faire sourire le geek en toi — le mien, il est très souriant.


Tu trouveras chez moi un partenaire de visite de l'un ou l'autre de ces endroits si ça t'intéresse. Tu connais mon numéro.