4 avril 2013

Insouciance, art public et far west

Source de la photo : les Internets.

Tous les jours, j'agis sans me soucier que Ian Lafrenière se sente harcelé.

Jennifer Pawluck, une jeune femme de Montréal, a été accusée au criminel d'avoir agi sans se soucier que Ian Lafrenière se sente harcelé (entre autres) pour avoir diffusé cette photo sur Instagram.

Si un graffiti, peint sur un mur situé dans un endroit public, fait en sorte que Ian Lafrenière craigne pour sa sécurité, rien ne l'empêche de chercher à en arrêter l'auteur, si ça peut le rassurer. Je doute que ce soit en s'en prenant à une femme qui a pris une photo du mur en question et l'a publiée qu'il parviendra à mieux dormir, dans la mesure où cette femme, jusqu'à preuve du contraire, n'a aucun lien avec l'auteur de la pièce d'art public.

Qui plus est, la diffusion de la photo est maintenant rendue légitime pour illustrer la nouvelle de cette arrestation. Puisque je ne voudrais pas chatouiller l'hyène susceptible, je précise que c'est d'ailleurs ma seule intention en vous présentant cette photo au sommet de ce texte.

Certes, je ne bondirais pas de joie à la vue de ma face peinte sur un mur avec un trou de balle au milieu du front. Ian Lafrenière étant un personnage public (et détestable), une telle illustration pourrait passer pour menaçante, dans une certaine mesure. Si on était dans le far west, par exemple.

Mais soyons sérieux : la photo n'a rien à voir avec la menace éventuelle dont pourrait découler le graffiti, et il ne s'agit que d'une autre mauvaise farce de la part du SPVM et de son porte-parole, dont les motifs, une fois de plus, ne sont manifestement pas ce qu'ils tentent de nous laisser croire.


Note : J'aimerais cesser d'écrire au sujet du SPVM, mais encore une fois, je dois souligner certaines absurdités.

3 commentaires:

Guillaume Lajeunesse a dit...

En cour, elle pourrait prétexter avoir cru que ce cher Ian Lafrenière ne sait pas manger du chocolat (aux cerises) et que ce que l'on voit sur son front n'est qu'un morceau étampé là après une manoeuvre d'absorption ratée.

Alexandre Béland a dit...

Tu ferais un plaideur formidable, Guillaume.

Je dois dire, pour ma part, que je n'avais même pas remarqué le trou de balle sur l'image, la première fois que je l'ai vue. C'est un graffiti sur un mur : qui sait quel trait ou quelle saleté va s'y ajouter? J'avais simplement reconnu ce personnage regrettable et j'étais passé à autre chose.

Guillaume Lajeunesse a dit...

Héhé. Je ne pouvais pas écrire plus impertinent (non, pas vrai, il faut dire : — pas pertinent — non, doublement pas vrai, je ne peux pas écrire « plus pas pertinent » — mais je pourrais écrire moins pertinent ? — ok, fuck off !)... Je ne pouvais pas écrire un truc plus déphasé et goguenard. Je crois que ce que tu exprimes dans ton billet est rigoureusement exact et lucide.

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