13 janvier 2009

La loi de Muphry

Le logo des nazis de la grammaire.
Beaucoup de gens connaissent la loi de Murphy, qu'on peut résumer ainsi : «si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner.» (Wikipédia)

Toutefois, on connaît beaucoup moins la loi de Muphry, dont la similitude du nom n'est pas accidentelle. L'application de cette loi est fréquemment observable dans les forums de discussion et les commentaires laissés sur des blogues. C'est parfois hilarant, souvent désolant, en particulier à la lecture des discussions suivant certaines vidéos sur YouTube.

En résumé, la loi de Muphry stipule que si vous écrivez pour commenter négativement la qualité du français d'un texte, votre commentaire contiendra invariablement au moins une faute. Inversement, si un auteur vous remercie dans une publication pour votre correction de son texte, il y restera forcément des fautes. 

Pour chapeauter ces deux embarrassantes situations, la loi de Muphry prévoit que plus le commentaire négatif ou le remerciement seront sentis, plus les fautes seront flagrantes.

Le dernier élément de cette infâme loi est le suivant : tout document traitant d'édition ou de style comportera des extraits contradictoires, le rendant incohérent à un certain degré.

Voici un exemple : il s'agit d'un article de Wikipédia au sujet de la langue française. Je prends un grand plaisir à lire au sujet de cette langue et je risque d'y revenir éventuellement, mais pour le moment, je dois identifier une faute dans cet article.

Ce n'est pas une faute évidente. L
e mot «espace», en typographie, est féminin. On parle donc «d'une espace» après un point ou après un mot. Au point 19.3, traitant de spécificités typographiques, dans le paragraphe sur les citations et les guillemets, l'auteur a glissé : «cet espace fine». On devrait plutôt lire : «cette espace fine».

On dira que je cherche des bibittes, mais en même temps, cet exemple illustre l'esprit de la loi de Muphry. D'ailleurs, j'ai probablement fait des fautes dans ce billet, que vous allez me faire remarquer par vos commentaires... contenant des fautes, je vous en prie.

5 commentaires:

crinoline a dit...

aaaaaaah. si seulement tu avais fait ne serait-ce qu'une faute... ;)

Anonyme a dit...

Ça m'est arrivé, quand je suis allé critiquer (pacifiquement, cependant) un écrivain sur son blog. J'ai la maladive tendance à confirmer l'orthographe de plusieurs mots au moyen du dictionnaire. Cette fois-là, pour ce mot-là, je me suis dit : « arrête donc d'être névrosé, écris-le tel que tu crois qu'il doit s'écrire » : et j'ai fait une faute.

Au fait, j'ai déjà trouvé une ou deux fautes (plus trop sûr) dans un éminent ouvrage du nom de : « Le français sans fautes »

Anonyme a dit...

Bien sûr, il y a quelques fautes dans votre texte. C'est la meilleure façon de faire découvrir la loi de Muphry!

Alexandre Béland a dit...

Au dernier anonyme : lesquelles?

Alexandre Béland a dit...

Au même dernier anonyme : oh well...

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